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Restauration morphologique de cours d’eau temporaires en forêt domaniale de Chaux (39)

Page mise à jour le 21/07/2020

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Un projet de mesures naturelles de rétention d'eau

La forêt domaniale de Chaux est parcourue par un nombre important de petits ruisseaux qui constituent les têtes de bassin versant de la Clauge. A l’origine sinueux et de faible dimension, ils ont fait l’objet de recalibrages au siècle dernier. En conséquence, leur caractère temporaire a été accentué, et la durée de l’assèchement de la nappe superficielle après les précipitations a été étendue. Afin d’augmenter le temps de résidence de l’eau dans le réseau hydrographique et la nappe superficielle l’accompagnant, un programme de restauration hydromorphologique a été élaboré. S’appuyant sur les résultats d’un projet pilote réalisé en 2008, 45 km de cours d’eau ont été reméandrés. Pour cela, les drains et fossés ont été obstrués, le lit des cours d’eau rectifiés a été soit comblé soit bouché ponctuellement pour réactiver l’ancien lit, tandis que des ajouts d’embâcles et des recharges sédimentaires ont été effectués pour rehausser les chenaux encore méandriformes mais incisés. Parallèlement, une partie des nombreux fossés a été obstruée. En complément, afin de réduire les franchissements et l’impact de la circulation des engins forestiers sur les milieux aquatiques et humides, la desserte a été réorganisée et des ouvrages hydrauliques ont été aménagés dans les bassins versants restaurés.

Les bénéfices obtenus sur le cycle de l'eau

Les MNRE ont eu un effet bénéfique sur le fonctionnement hydrologique des cours d’eau restaurés, avec une augmentation d’une quinzaine de jours du temps de présence d’eau dans le chevelu de la Clauge au printemps et à l’automne. En réponse, le temps de présence de la nappe superficielle est augmenté d’environ 1 mois au deux saisons, soit 2 mois sur l’ensemble de l’année hydrologique. Les travaux ont en outre permis l’amélioration des habitats humides temporaires, s’accompagnant du retour de certains insectes aquatiques et de l’augmentation de la reproduction des batraciens. Les effets sur le peuplement forestier n’ont pas encore pu être mis en évidence, du fait du temps de réaction long.

>> Accéder à la fiche complète <<

Après travaux b - Frédéric Sassard ONF.jpg

Plus d'informations sur les mesures naturelles de rétention d'eau :

- le recueil de 10 retours d'expériences de MNRE en France métropolitaine

- les supports de la journée technique du 13 février 2020

- le guide européen (en français)

- la plateforme européenne (en anglais)

Thèmes
Sécheresse , Cours d'eau
Libellé de la structure à contacter
ONF du Jura