Lors du Café Gest'eau du 6 février 2026, des discussions ont eu lieu au sujet de potentielles solutions alternatives aux infrastructures grises pour remédier au déficit chronique d'eau sur le bassin versant de la Vire. En effet, le projet envisagé à ce jour par les élus consiste en la construction d'un barrage dans la partie amont du bassin versant, dans l'optique unique d'assurer les besoins futurs en eau potable du bassin.
Ce café cherchait à identifier des retours d'expérience similaires dans d'autres bassins afin de répondre aux questions suivantes :
- Est-il possible de quantifier les bénéfices apportés par les Solutions fondées sur la nature sur le volet quantitatif de la gestion de la ressource en eau ?
- Comment convaincre des élu·es d’un syndicat avec une vision très centrée sur l’eau potable de l’intérêt de telles solutions ?
Fichiers attachés
Bonjour à toutes et tous, …
Bonjour à toutes et tous,
Voici une synthèse des échanges qui ont eu lieu pendant le Café Gest’eau du 6 février 2026 pour apporter des éléments de réponse aux problématiques posées par le SAGE de la Vire.
Contexte de la question au niveau du bassin versant de la Vire :
Dans ce bassin versant, la ressource en eau est principalement superficielle (contexte de socle armoricain), avec des cours d’eau rectifiés et comportant de nombreux seuils. La rivière de la Vire est très réactive face aux précipitations.
Le bassin versant est déficitaire (imports de 2 autres bassins limitrophes), ce qui a été accentué lors de la sécheresse de 2022, très marquée et marquante sur le territoire. Le SAGE de la Vire, approuvé en 2019, est actuellement en révision pour intégrer de nouvelles thématiques, notamment la gestion quantitative de la ressource en eau. Ainsi, une étude des volumes prélevables a été lancée en février 2025 et les résultats seront disponibles fin 2027.
En parallèle, le syndicat d'eau potable situé à l’amont du bassin (qui n’a pas la compétence GEMAPI, et a donc une vision très centrée sur l’eau potable uniquement) a réalisé un schéma directeur pour évaluer les besoins futurs en eau potable (prospective sur le scénario le plus pessimiste du GIEC) et trouver des solutions pour les couvrir. Les solutions retenues par les élus suite à cette étude sont la rehausse d'un barrage existant, mais aussi un projet de création d'un second barrage de 50 hectares à 6 kilomètres de la source, qui impacterait environ 20 hectares de zones humides. Ce nouveau barrage servirait à sécuriser la ressource du barrage existant réhaussé, qui est suffisante pour couvrir les besoins futurs estimés, mais vulnérable en cas de contamination ou autres problèmes techniques. Une étude environnementale est en cours pour évaluer l’impact de ce projet.
Ce projet de barrage est incompatible avec les règles du SAGE. Il conviendrait d'envisager d'autres solutions alternatives à ce nouveau barrage, telles que des solutions fondées sur la nature, et recherche des retours d’expériences. Une de ses difficultés pour défendre ces solutions potentielles est qu’il n’y a pas de données pour quantifier leurs bénéfices sur la ressource en eau (ainsi que tous leurs co-bénéfices) de manière fiable, contrairement à des solutions grises, comme les barrages.
D’autres solutions, qui ont été mentionnées dans le schéma directeur mais vite écartées, sont les interconnexions, la création de nouveaux forages ou la réouverture de captages abandonnés, et la sobriété hydrique avec très peu de marge à gagner sur le rendement des réseaux.
Les différentes approches suggérées pour défendre des solutions alternatives :
Ressources partagées sur le sujet :
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