Depuis 2020, le Parc naturel régional Scarpe-Escaut mène, avec les scientifiques d’Ecotelm et du Bureau de recherches géologiques et minières (BRGM), des études éco-hydrologiques et hydrochimiques sur les tourbières de Vred et Marchiennes.
Les relations complexes entre eaux superficielles et souterraines
Ces études montrent que les tourbières de Vred et de Marchiennes sont principalement alimentées par la nappe de surface, appelée « nappe des sables thanétiens », dont les eaux sont riches en calcaire. Le niveau de cette nappe dépend fortement de la manière dont sont gérés les cours d’eau environnants. Les études mettent également en évidence l’impact du réchauffement climatique sur les nappes de surface. Cela se traduit par une baisse accrue des niveaux d’eau en été, ce qui favorise la minéralisation de la tourbe, l’installation des arbres et le recul des milieux ouverts typiques des tourbières.
L’impact des pollutions
Les analyses ont aussi mis en évidence des pollutions (nutriments, sulfates, métaux lourds) liées notamment aux rejets d’eaux usées et aux activités humaines passées et actuelles.
Si rien n’est fait, ces dérèglements risquent de libérer les stocks de phosphore et de carbone contenus dans la tourbe, dégradant encore davantage les habitats et contribuant à accentuer le réchauffement climatique. Les scientifiques recommandent donc d’améliorer la qualité de l’eau de surface, de mieux gérer les niveaux d’eau pour limiter la baisse des nappes (seuils, fossés, ouvrages hydrauliques) et de poursuivre la restauration des milieux naturels.
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